Cécile, Cécile... Va falloir que tu songes sincérement à te calmer !

Cécile, Cécile... Va falloir que tu songes sincérement à te calmer !
J'ai toujours, et cela à chaque fois qu'il m'était possible de le faire, défendu l'hypothèse qui est de dire que la mode était un véritable facteur d'intégration chez les jeunes.

J'aime à le dire parce que l'exclusion qui en découle, je l'ai vécu.

Chaque soir, lorsque j'étais encore au collège, ma mère préparait mes fringues sur un rebord de chaise, et j'étais reconnaissant de ne pas avoir à le faire. J'trouvais ça tellement rasoir d'assembler les tissus en fonction
de leurs couleurs et de leurs « styles ». Moi, j'enfilais ça à la va-vite et je me trissais jusqu'à l'école.
Jusqu'au jour où, une croupe rebondie, ou peut être bien un chouette sourire (ce qui est nettement plus classieux à dire, finalement) m'a donné envie de plaire, de séduire...

J'étais sappé pour pas cher je pense. Et forcément « elles » l'avaient vu. Alors, comme n'importe quel imbécile de chiard, j'ai réclamé de la marque, du tape-à-l'oeil. Je me suis textilement émancipé, me chargeant dorénavant seul de la préparation des mes affaires du lendemain.

Ma mère, à la sortie de l'école, voyait bien le regard qu'on jetait à ma paire de Kickers mauve... Elle voyait bien comment une condensation de douleur se formait aux coins de mes yeux...

C'est ainsi que je devîns mouton parmi les moutons...

Aujourd'hui, je fréquente des sites de ventes-privées, d'où je commande mes futures sappes.. et c'est justement à ce propos que je m'exprime ici :

« Cécile de Rostand, veux-tu arrêter de me spammer, bordel à cul de bon Dieu de bois ?! Veux-tu cesser tes mails groupés moisis toutes les 17 minutes ? On le sait que tu fournis de la marque à qui le voudra, que tu aimes prendre soin de tes petits clients ! Mais vas-tu t'arrêter un jour, Cécile ? Vas-tu seulement te calmer, réduire la cadence ? C'est une furie que cette femme là, une jetée ! Elle y passe ses nuits, la main vissée sur le talkie walkie, en communication directe avec les arrivées des marchandises.

- « Roger ! Vous voyez quelque chose ? »

- « Non Cécile, toujours rien. Pas depuis tout à l'heure, en tout cas ! »

- « Okay ! Je reviens vers vous très vite. Signalez moi dès qu'il y a du mouvement à l'entrée de l'entrepôt ! »

- « Ouais Cécile, on te fait ça... ! Putain de casse-couilles, si on m'avait prévenu, je serai resté à Amazon ! »

C'est une survoltée, sous perfs de café. Une version édulcolorée du caféinoman d'Oldelaf en somme, qui se consacrerait corps et spams à son activité professionnelle...

Cécile, par pitié, calme toi... calme toi...

# Posté le samedi 08 mars 2008 13:58

Comprenne qui pourra !

Comprenne qui pourra !
Dans la lignée des actualisations moisies, voici :


Un macro à la moutarde !


Voilà voilà...


Et pendant ce temps c'est la journée d'la femme !
# Posté le samedi 08 mars 2008 11:39

Quizz

Allez un petit quizzounet, rien que pour le plaisir des yeux ! (à coller dans votre barre de navigation)

# Posté le mercredi 27 février 2008 15:05
Modifié le jeudi 28 février 2008 06:06

P*

P*
Danser avec des zoulous, participer à un match de football en plein Sine Saloum, marchander un coupe papier au pied des pyramides du Teotihuacan, enfourcher un mouton dans un parc à autruches en Afrique du Sud, jouer au billard dans un pub anglais, y'a pas à dire, les voyages ça forme la jeunesse !
# Posté le mardi 26 février 2008 18:05

Je ne pourrais jamais plus.

Je ne pourrais jamais plus.
Je ne pourrais jamais plus courir dans les bois, éclabousser un sourire, commander un café, sortir les poubelles, répondre au téléphone, raconter des histoires, cueillir des fleurs, frapper du pied une canette vide, dire une blague, pardonner mon père, honorer la mémoire de ma s½ur, encourager mon frère, soutenir ma mère, prendre l'ascenseur, boire la pluie, gratter l'écorce d'un arbre, transformer ma voix, pleurer devant un film, tourner les pages d'un bouquin, jouir, avoir le vertige, faire jouir, saigner, mentir effrontément, emballer un cadeau, immortaliser un paysage, non, bientôt je ne pourrais plus, ni dire je t'aime, ni même l'entendre...

Bientôt, trop bientôt disparaîtrons ces choses qui font que je suis et que nous sommes ici, ensemble...

Tony Servera
# Posté le mardi 26 février 2008 17:47

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