San-Antonio03 démantèle un réseau de scammers... à mains nues...

San-Antonio03 démantèle un réseau de scammers... à mains nues...
Ce matin, réception dans ma boîte personnel d'un mail facilement 7 sur l'échelle du lol. Une banale scam 419 comme beaucoup en reçoive chaque jour. Moi, c'est ma première, alors j'ai décidé d'y répondre :)

Je posterai ici les mails reçus suite à ma réponse (si réponse il y a) et mes propres réponses pour que vous suiviez la petite affaire de chez vous.

Bonne lecture !

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. OSENI SADOU.
DIRECTEUR AUDIT COMPTABLE
BANQUE COMMERCIALE DU BURKINA
OUAGADOUGOU
(BURKINA- FASO)

Bonjour très cher Ami,

Je suis le responsable du Département comptabilité de la Banque commerciale du Burkina (BCB) à Ouagadougou au Burkina (Afrique de l'ouest).
Vous recevrez sûrement ce mail avec un sentiment de surprise mais je vous garantie que vous n'avez rien à craindre.

Je sollicite votre collaboration pour une transaction qui nous sera très salutaire à tous les deux une fois terminée.

Nous avons découvert au cours des opérations de contrôle et d'audits, une somme importante d'argent appartenu à un client de la BCB décédé en juillet 2003 au Kenya dans un accident d'avion, cette somme dort tranquillement dans son compte bancaire sans aucune réclamation de sa famille ou d'un proche.

Nous avons maintenus le secret de cette information pour permettre de mettre en place un plan qui puisse nous être profitable et trouver des idées pour mettre ce plan en exécution afin de rentrer en possession de cet argent.

Cette somme est de US$12.5M (DOUZE MILLIONS CINQ CENT MILLE DOLLARS).

Comme vous pouvez le constater, ceci peut vous intéresser, j'ai obtenu votre contact à partir de l'enquête internationale d'affaires sur l'Internet, à mon avis et sincèrement, je crois que vous serez capable de soutenir une affaire d'une telle importance sans aucun problème.
Nous avons élaborés un processus qui vous permettra de vous faire connaître à la BCB comme le parent et l'héritier du défunt et d'obtenir l'approbation du virement de cet argent dans votre compte bancaire.

Je vous transmettrai tout ce que vous aurez à faire dès que vous aurez manifesté votre intérêt et votre bonne volonté à m'aider et à bénéficier de cette grande opportunité.
En fait en tant que fonctionnaire civil au Burkina Faso, et avec ma classe sociale je ne peux pas diriger les deux parties sans réveiller des soupçons, c'est-à-dire être au Burkina au sein de la BCB pour contrôler et mener les opérations et en même temps à l'étranger pour effectuer les procédures de revendications.
En plus je ne peux mettre la main sur un compte étranger d'autant plus que je travaille dans la banque, c'est la raison réelle qui m'oblige à vous contacter en tant qu'associé afin que vous expédiez une réclamation en tant que proche parent du défunt avec déclaration sous serment.

Vous serez amené à effectuer quelques dépenses pour recevoir l'argent sur votre compte, ne vous inquiétez surtout pas, je vous donnerais plus amples détails sur ces dépenses.
Je vous fournirai aussi toutes les informations pour vous permettre de donner les preuves de votre parenté avec le client de la banque.
Je ne manquerai pas de vous informer que cette transaction est sans risque à 100%.
A la conclusion de cette transaction, vous aurez droit à 30% de toute la somme comme satisfaction, 10% sera mis de côté pour compensation de toutes les dépenses qui surviendront pendant la période du transfert,quant au reste 60%, il nous reviendra à moi et mes associés.

Je surveillerai la situation entière ici à la banque jusqu'à ce que vous confirmiez la réception de l'argent dans votre compte et que vous me demandiez de venir vous rejoindre dans votre pays pour le partage des fonds selon les pourcentages précédemment indiqués.

Je compte effectuer des investissements dans votre pays ou dans n'importe quel autre pays, vous pouvez d'ailleurs me porter conseil dans ce sens et me donner toute les informations nécessaires.
Je suggère que vous puissiez m'informer le plus rapidement de votre souhait de traiter cette affaire.
Pour le succès de cette opération, vous devrez garder strictement confidentiel ce que je viens de vous confier, seul cette condition peut nous permettre de faire du succès.

Je vous prie de croire à l'assurance de ma considération distinguée.

M. OSENI SADOU.


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Tony Servera
Docteur ès sociologie
France

Le 06/08/2008

Mon très cher ami,

Par mes aïeuls ! C'est la Sainte Providence et son orchestre de trompettes bénies, d'orgues divines et d'harpes sacrées qui vous envoient me trouver, moi, plutôt qu'un autre. La lecture de votre e-mail m'a touché au plus haut point.

« Pauvre homme ! », c'est une véritable tragédie que celle de s'abimer en plein Kenya sans que personne ne vienne jamais réclamer votre dépouille, sans que personne ne vienne jamais pleurer votre disparition, ni jamais consoler vos proches. Je le répète, quelle tragédie !

Après avoir longuement concerté ma femme, nous avons ensemble décidés de vous porter toute l'aide nécessaire à la bonne exécution de cette petite « mission ».

Grâce à Dieu l'argent ne manque pas dans notre foyer et les « frais » dont nous aurons à nous acquitter pour la mener à bien ne nous poserons aucun problème. La somme promise viendra, comme vous le dites si bien, nous rembourser, et sur ce point, j'espère pouvoir pleinement vous faire confiance ! Par Saint Eusèbe, nous vous aiderons du mieux que nous pourrons, c'est juré.

Cependant, avant de pouvoir officialiser notre union fraternelle (c'est en tout cas comme cela que nous la voyons avec mon épouse, j'espère que c'est réciproque), j'aurai quelques petites questions à vous poser. Est-on vraiment persuadé de l'inexistence d'une famille proche du riche défunt ? Toutes les recherches ont-elles été effectuées dans ce sens ? Pardonnez ces interrogations mais c'est vrai qu'il serait pour moi honteux de priver le légitime héritier de son légitime héritage, qu'en pensez-vous ? J'ai, et j'espère que vous le comprendrez, une terrible appréhension à imaginer l'impact que pourrait avoir la découverte de la vérité, si héritier il y a, sur le renom de ma prestigieuse famille. Les pêchés expiés ne redorent pas, hélas, les blasons.

J'attends très vite votre réponse pour m'indiquer la marche à suivre et espère de tout c½ur que vous ne jetterez pas votre dévolu sur une autre famille que la notre. Nous méritons vraiment cette aide providentielle, même si cette petite somme de 125 000 dollars ne changera pas de beaucoup notre quotidien, il sera le bienvenue, tout comme ont toujours été bienvenue dans nos vies les actes divins.

Bien à vous,

Tony Servera
# Posté le mercredi 06 août 2008 06:29
Modifié le jeudi 07 août 2008 12:40

Yeah, yeah... I biliaive aïe cane flaille !

Yeah, yeah... I biliaive aïe cane flaille !
Yeah, yeah... I biliaive aïe cane flaille !
# Posté le dimanche 03 août 2008 09:38

Manosque, Barthez et ma paire de crampons...

Manosque, Barthez et ma paire de crampons...
Plus jeune, la prédisposition de mon organisme à stocker des graisses alarma mes parents. Ils décidèrent de m'imposer une pratique sportive régulière. Du foot ! Quoi de mieux ? Mon père en avait fait des années, c'était tout trouvé. A petits pas, cramponnant la pelouse sur mon passage, j'intégrai alors une équipe.

« Quel poste te ferait plaisir ? » demanda l'entraîneur.

Moi, je voulais être gardien ! On se fit une joie de m'en offrir l'allure. Gants, protège-tibias et le maillot intégral du gardien des brésiliens, Taffarel, rembourré aux coudes et sur le haut des cuisses.

Il ne manquait à ma panoplie qu'un détail d'importance. Le talent ! Fabien Barthez était alors l'une de mes idoles et c'est vrai que j'allai même jusqu'à lui trouver une classe folle. A l'époque, devant la télévision familiale, je lorgnai ses exploits avec envie, crevant à moitié d'une jalousie toute malsaine. Faut dire que c'était un sacré phénomène le Barthez. Je me souviens des frappes ahurissantes qu'il essuyait, des balles terribles en direction des lucarnes. Sans crier gare, il se détendait, s'élevait majestueux au-dessus du sol, les doigts tendus à l'extrême, des doigts qui déviaient de quelques centimètres le ballon promis au but... quelques centimètres qui suffisaient à élever à leur tour des milliers de supporters... C'est vrai que je trouvais ça joli, élégant même. Bien sûr, j'éprouvais plus d'affection pour les héros de mes romans. Le petit Marcel Pagnol avait d'ailleurs en ce temps-là toutes mes faveurs. Sauf que le mercredi après-midi, ce n'était pas à Manosque ou bien le long des oliviers gorgés de soleil que j'avais rendez-vous, c'était au stade.

Mes premiers entrainements déconcertèrent le coach sportif. Lorsque, lui et moi, travaillions ma prise de balle à l'écart, mes parades, mes sorties dans les jambes et autres joyeusetés, je me montrais impeccable. Je n'hésitais pas à élancer ma carne dans l'herbe, sans peur. Je me donnais tout entier pour contrer les ballons en cloche perfides, j'épousais les poteaux pour fermer les angles... sans jamais faiblir. L'entraineur, il avait eu l'air confiant. Puis vint le premier match, les premières véritables frappes qui avaient fait éternuer les filets, juste derrière moi, les sorties hasardeuses dans les jambes des attaquants, les ridicules lobes qui passaient la ligne, en dépit du bon sens. L'entraineur n'avait plus du tout eu l'air confiant... Il y avait ici un paradoxe qui se jouait et ça semblait le dépasser... Une année passa... Mes parents se rendirent alors compte que la position de spectateur silencieux, de remplaçant des remplaçants, sagement avachi sur les bancs de l'inaction que l'entraineur m'avait octroyé n'avait malheureusement aucune incidence sur ma propension à stocker les graisses... Je rangeais mon maillot brésilien rembourré dans un carton, ç'en était alors fini de ma carrière de footballeur... C'est donc sans crampons que je me remis à gambader de plus belles sous l'éternel soleil de Manosque et sur les talons du petit Pagnol...

Tony Servera
# Posté le vendredi 01 août 2008 16:08
Modifié le samedi 02 août 2008 07:41

Suspectes (en rediff)

Suspectes (en rediff)
Hey hey mes petits lampions ! Je profite de la rediffusion de "Suspectes" sur M6 pour vous rappeler cet article dans lequel on m'aperçoit y jouer un gentil jeune homme... ;)
# Posté le dimanche 27 juillet 2008 04:59
Modifié le jeudi 31 juillet 2008 14:53

Episode Three

Episode Three
Hector, assis, dans la cabine de son bateau relisait paisiblement le brouillon qu'il venait d'écrire. Il barra une phrase puis se saisit d'une plume, d'un encrier et d'un sobre papier à lettres. Le brouillon sous les yeux, Hector procéda à la réécriture de celui-ci. Sa main, lente mais sûre emportait la plume dans sa danse. Du tango ! Oui, on aurait dit du tango, c'est exactement ça. Une jolie poignée de minutes plus tard, après avoir soigneusement humecté de salive l'enveloppe qui contiendrait sa lettre, Hector la déposa sur l'oreiller disposé sur sa couchette. Il gravit les quelques marches qui le séparait du pont, enfila à sa taille une ceinture de lestage. Il s'enfila ensuite non sans mal une paire de menottes. Il passa 1 minute à contempler l'océan, à apprécier sa seule présence ici et maintenant, puis, gorgé d'une rare satisfaction il s'élança vers les profondeurs.

Tony Servera
# Posté le samedi 26 juillet 2008 08:57