La Vénus de Milo

La Vénus de Milo
Non, je n'ai rien à ajouter !
# Posté le dimanche 30 décembre 2007 20:45

Pisse and Love

La période des fêtes de fin d'année n'est pas dénuée d'intérêt. On assiste, ici et là, au bourgeonnement graduel de bonnes actions. Bien évidemment, un nombre résiduel de petites mamies persistent à se désarticuler au bas des escaliers, mais que voulez-vous, l'innocence de nos enfants n'a pas de limites. La gentillesse est un spectacle auquel assister est bien plus rare que de voir la reproduction d'une rainette en plein mois de février. Et pourtant, une magie s'opère à la période des fêtes de fin d'année. Les toasts alourdis par le foie gras s'écrasent contre les amygdales des convives, le champagne remplit les dents creuses. L'année se termine, levons nos verres mes frères. L'année s'achève et nos existences de cador persistent malgré tout ! Des bouches s'écrasent contre des joues, des mains se serrent. L'on s'acclame les uns les autres d'être encore là et en vie. Les fumeurs prennent de fumeuses résolutions, comme l'année dernière...

« A vous lire, on a l'impression que vous êtes aussi aigri qu'une vésicule biliaire ! » me disait l'autre jour un aveugle hépatique...

« Vous n'avez pas tort, mon ami. Seulement tournez-vous un peu plus sur votre droite, vous êtes en train de parler à mon frigo ! »

L'image est un screenshot de Call of Duty 4, pour ceux que ça pourrait intéresser !
Pisse and Love
# Posté le dimanche 30 décembre 2007 18:33
Modifié le dimanche 30 décembre 2007 20:24

Agent 47 - Simil'hair : Une nouvelle histoire commence...

Marie Thérèse Capilère, Présidente Directrice Générale de la société Simil'hair, implantée en région parisienne raconte :

« Sous le crâne en peau de fesses, il y avait un homme meurtri, un homme en souffrance qui chaque soir venait se confier sur les forums de discussion de notre site internet. Cet homme, c'était l'agent 47. Je n'aurai pas l'indélicatesse de vous livrer ici en détails ses complaintes pour des raisons éthiques qui vous paraîtront évidentes. J'entends bien que ma dernière phrase soulève en vous des réactions diamétralement opposées. Certains s'insurgent de tant de pudeur, d'autres applaudissent ma grandeur d'âme.
Etant donné qu'un nombre plus important semble s'insurger, je vais vous faire profiter des complaintes de cette pauvre lavette en costard ! »

J'arrive à un point de non-retour. Je ne me supporte plus. Il brille ! Mon crâne brille, vous entendez ? Seigneur, qu'ai-je donc fait au Bon Dieu pour mériter ça ? Qu'ai-je fait ? Oui, je tue. Je tue soir et matin, mais qu'elle plus basse vilénie pouvait trouver cet infâme clodo pour me punir. Je suis réduit à néant, il brille, vous entendez ? Il brille ! Au début, il m'est venu des montées d'agressivité. Oui, je le confesse. Entre mes doigts, j'ai écrasé le visage de ma figurine de Dora l'exploratrice jusqu'à en avoir mal. Je suis passé par toutes les étapes décrites par Elisabeth Kübler-Ross dans ses travaux. En premier lieu, j'ai été foudroyé par le choc et le déni. Mes yeux fuyaient le miroir, n'y croyant pas. Mes doigts cherchaient, en vain cette éblouissante chevelure qui fit, jadis, ma gloire. J'étais ivre de rage. Je le confesse, j'ai passé deux jours les ongles plantés dans mon coussin TinkyWinky à respirer fort et vite.
Puis, un soir, après une errance prolongée j'ai croisé votre route. J'ai lu les témoignages de milliers de personnes qui comme moi, souffraient de calvitie. Ce mal me rongeait. Moi qui naguère dézinguait du trafiquant de drogue colombien sans ciller commençait à perdre mes moyens. Combien de fois me suis-je surpris à jalouser les crinières de mes victimes ? Ô combien de fois ! Il était temps d'en finir. Je me suis donc tourné vers la lotion « spéciale boule à Z ». Depuis ma vie a changé, merci Simil'hair, grâce à vous, j'ai retrouvé goût à la vie et démantibule maintenant du mafieux véreux avec le sourire aux lèvres ! Enfin, la joie de vivre retrouvée !

Agent 47 - Simil'hair : Une nouvelle histoire commence...
# Posté le vendredi 28 décembre 2007 18:42

Une journée de merde c'est :

Une journée de merde c’est :
Les plombs qui sautent en pleine nuit et qui dérèglent les paramètres d'allumage de ton réveil Tamashi à deux balles. Tu es à la bourre, mais tu ne le sais pas encore. Ton bedon se gonfle et se dégonfle, en rythme, avec l'innocence d'un enfant pauvre. Au moment où commencent à s'élever en toi les voix de la conscience, ton anatomie en profite pour élever une toute autre partie d'elle même. Généralement, lorsqu'un chapiteau se forme dans la partie australe de mon plumard, c'est signe que mon réveil biologique est imminent.

- « Putain de merde ! »

J'ai redressé mon buste à 90 degrés en un centième de secondes. Evidemment, l'hygiène de vie qui me tient lieu d'éthique personnelle est fortement sollicitée mais, (et je m'en félicite !) la gymnastique à laquelle je m'astreins soir et matin m'est de grand secours pour effectuer ce prompt rétablissement en un temps record. Pied gauche hors du lit, le droit suit. J'enfourne une paire de pantoufles à la volée et me précipite vers les cagoinsses. Le dessous de mes deux chaussons effectue alors la plus joyce glissade de toute sa carrière sur le parquet flottant de la chambre. Et comme nous allons de paires, eux et moi, je ne manque pas d'aller à la rencontre du sol avec force et fracas. C'est un gadin de grande classe. Mon coccyx, grand amateur de sensations extrêmes (je ne sais pourquoi, je regrette déjà d'avoir écrit cette phrase) est ravi ! Aïe... J'ai le cul en miettes.

Je lance une main hasardeuse en direction d'un pli dans ma couette, serre le poing et tente de m'hisser sur mes deux pieds. La couette ne l'entend pas de cet oreiller et se détache du lit ce qui a pour but de me précipiter une deuxième fois à la renverse.

- « Bordel à cul de bon dieu de merde ! »

Ma gorge est nouée. Mes mains tremblent d'agacement. Pieds nus, résigné, je dirige mon cul endolori vers les vécés aussi vite que possible. Je place la cuvette en position haute (c'est dans ce genre de petit détail que l'on s'aperçoit de la supercherie que représente la narration de sa propre existence) et dégaine.

Charlie, l'adorable félin qui partage notre appartement m'entraperçoit dans un coin de sa verdâtre rétine. Malheur ! En deux bonds il est à mes pieds, en trois il est suspendu à ma jambe.

- « Charlie, dégage de là, dégage de làààà... Tu vois pas que je piss... ! »

Il est trop tard, l'outrage est fait. Mon panard, la seule autorité que daigne respecter « Sa pileuse Majesté » part à la rencontre de son petit cul. V'lan... Il détale.

Les revues littéraires de ma p'tite femme sont détrempées. Obligé de balancer « Cosmopolitan » et « Closer » à la poubelle, j'ai honte mais honte !

Je me décarpille en une petite douzaine de secondes. Précautionneux, je règle le thermostat à bonne température. Ouvre délicatement le robinet. Vu la gueule de la journée que j'entame, il serait malvenu que je me gèle les nougats ou pire que je m'ébouillante. Les valves sont ouvertes, mais l'eau se fait porter pâle.

- « Enc*** d'enfoi** de satanée merde hydrophobe ! »

Je sors de la douche. Mon petit orteil, résidant à l'extrémité de mon peton droit, probablement toujours endormi ne parvient pas à éviter l'encadrement de la porte de douche. Des chandeliers entiers tournoient au-dessus de ma hure déconfite.

- « Aaaaah, aaaaaah putain ! Aaaaaayaaaah ! »

Dans un premier temps, la douleur lancinante me fait sautiller, puis dans un souci d'originalité, je cloche-piède* (et alors ? Tout le monde a compris que je sache !*) en direction de mon pucier. Je n'aurai jamais du le quitter. Ô compagnon d'infortune, ouvre moi grands tes draps que je m'y blottisse. J'y suis presque. Une dernière man½uvre (qu'il serait aisé de comparer au coup de queue donnée par la carpe au moment où celle-ci est sortie de l'eau par le pêcheur intrépide) me projette au beau milieu du lit.

« Craaaaaaaaaaaaaaaaaaaaack »

Les lattes rompent, le matelas s'enfonce et je n'ai d'autres choix que de suivre, impuissant, l'écroulement du lit dans son intégralité.

Les larmes de l'épuisement, de la rage et du soleil (cela va de soi) mouillent mon visage.

C'est un tournant décisif dans l'avenir de ma journée.

J'empoigne par le col mes dernières volontés et leur hurle, bras armé au ciel :

« Ce soir, nous dînons en enfer ! »

Ce qui, mine de rien, à le mérite de survolter mes troupes. Elles redressent la tête, prête à subir les pires avanies.

Je tente de me dégager, nerveux comme un mauvais steak, au milieu des décombres. J'ai les dents serrées, le poing serré et il ne me manquerait plus qu'une bonne tasse de café pour que j'accomplisse le grand chelem.

J'enfile ma panoplie de bureaucrate à la va-vite. Farfouille les poches de mon cuir dans lesquelles je déniche un chewing-gum extra mentholé. Je l'enfourne dans le cloaque qui me sert de cavité buccale. C'est toujours ça de pris.
Mes clés de scooter dans une main, mes gants dans l'autre, je quitte mon appartement. Mon allure est bonne. Je « push » le bouton d'appel. Patiente. Patiente encore. Presse le bouton de l'autre ascenseur. Patiente aussi. Patiente toujours.

- « Foutus ascenseurs de mes c*uilles ! »

Je tourne les talons, pose la main sur la poignée de porte qui mène aux escaliers. L'entrouvre. Derrière moi s'ouvrent en ch½ur les portes des ascenseurs. Dilemme !

Les portes de l'ascenseur se referment. Mes kilogrammes superflus suspendus à ses câbles d'acier. J'atteins le rez-de-chaussée lorsque la descente s'interrompt. Les portes s'ouvrent et Mme Brochet agence sa tonne superflue de couenne et de sacs de courses à mes côtés.

- « Oh, vous tombez bien mon petit. Vous me donnez la main ? »

Je l'enverrai bien bouler à la mère Brochet, mais que veux-tu, il y a des âmes charitables.

- « Avec plaisir ! »

- « Vous êtes un amour mon petit »

A la position que prend son triple menton en coinçant son bouquet de verrues, je devine qu'elle est contente.

- « Je vous donnerais la petite pièce, elle à bon c½ur Madame Brochet, faut pas croire ! »

Nous regrimpons au premier, puis au second étage. Les portes s'ouvrent. Je chope ses poches à pleines anses, avec peu d'aisance. Ma phrase n'a aucun sens, mais pourtant, Dieu sait si je me fais violence !) Des boulets au bout des bras, plus arqué qu'un Jean-Michel, je marche après Madame Brochet. Elle stoppe devant une porte. Je pose les sacs.

- « Suis-je bête » qu'elle me dit « nous sommes au deuxième étage. J'habite au troisième ! C'est la quatrième fois cette semaine. Désolé mon petit, vraiment désolé ! »

Je chope à nouveau les sacs, rebelote jusqu'à l'ascenseur. Patiente. Enfin, nous sommes devant sa porte. Elle cherche sa clé au fond de son sac. Le temps passe. Elle la trouve enfin.

- « Je vais vous laisser Madame Brochet, j'ai à faire. Bonne journée. »
Avant qu'elle n'ait le temps de percuter, je martèle déjà la touche « – 1 » [1] du panneau de contrôle.

[1] Une touche que tu ne peux connaitre, étant bien trop habitué à la touche « +5 » comme tu l'es !

- « Vite, putain. Vite ! »

Enfin, je suis au sous-sol. Je gambade en direction de mon scooter. J'enfourne la clé de l'anti-vol, enfile mon casque, enfourne la clé dans le contact, tourne. Je chevauche la monture avec agilité (aïe mon dos), enclenche le démarreur.

Koff, koff, koff... Koff, koff, koff


Dans ces moments-là, malgré toute l'énergie que j'ai la chance de détenir, malgré mon endurance, ma capacité à encaisser, je l'avoue, j'ai craqué...

Mollement, je me suis affalé par terre... dans une belle flaque d'huile... et j'ai pleuré, pleuré et pleuré encore...

Il y a des jours comme ça !
# Posté le lundi 03 décembre 2007 19:13

Communauté, je t'aime.

La plate forme de création de blogs proposée par Skyrock est, à ce jour, la plus aboutie. En quelques clics, votre espace personnel se retrouve jeté en pâture aux voraces petits bloggueurs qui peuplent la toile.

Skyrock, c'est l'échange, le partage et surtout : le respect ! Skyrock, c'est le poids des mots, le choc des fautes.

Ce matin encore, j'étais frappé par la solidarité, cette valeur nécessaire au progrès de notre communauté. Karima, jeune fidèle prenait un peu de son temps dans le seul but de m'être agréable et serviable. Ô belle âme, je te salue.

KarimaDU67, Posté le lundi 03 décembre 2007 01:06
Tien tu veux voir la version plus marrante de Google : va sur www.googleperso.com . A chaque fois que tu va sur le site, c une image differente ki s affiche :D Fait tourner le bon plan ;) www.googleperso.com

Lorsque avec une joie non dissimulée (je salope la majorité de mes calbars à force d'excitation) je découvre ces petits commentaires inspirés, il me vient souvent de pieuses pensées. Je remercie les actionnaires de Skyrock d'orienter les choix de la jeunesse vers des sites comme « Tasanté » ou « Ladiz ». Ils préparent ces gamins à l'avenir, les élèvent, les soignent, leurs dispensent les plus riches savoirs et les plus savoureuses connaissances...

C'est plus fort que moi, je trouve ça noble ! Et je suis bien plus encore soufflé par l'art de la « lolade ». Ce petit « lol », véritable pièce de voûte, pilier sur lequel repose nos espérances et nos désirs...
Aux nostalgiques de « L'école des fans », je dis merci. Merci d'honorer la mémoire de Jacques Martin en véhiculant par vos « +5 » l'esprit qui fît sa gloire... !

Merci, merci, merci !

Vive la raie publique, vive la frans !
Communauté, je t'aime.
# Posté le lundi 03 décembre 2007 16:05
Modifié le lundi 03 décembre 2007 19:23

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